Comme déjà connu les années précédentes, la France est confrontée à un épisode d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) depuis la mi-novembre à l’occasion des migrations vers le Sud de la faune sauvage.

Ce virus de l’influenza aviaire (H5N8) atteint exclusivement les oiseaux ; il n’est pas transmissible à l’Homme qui peut consommer tout produit alimentaire de volaille.

Le nombre de foyers confirmés d’influenza aviaire hautement pathogène à la date du 12 février atteint 461 foyers d’influenza aviaire en élevage confirmés par le laboratoire national de référence (LNR) de l’ANSES, dont 448 foyers en élevage dans le Sud-ouest, 13 foyers hors Sud-ouest et 13 cas dans la faune sauvage. La Normandie a enregistré 2 cas d’animaux sauvages contaminés en fin d’année: 1 dans le Calvados (canard tadorne) et 1 dans la Manche (bécasseaux maubèche). Il n’y a pas eu d’autre cas découvert depuis.

Vous trouverez le point de situation ici: https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-le-point-sur-la-situation-en-france

La claustration est toujours de mise (avec dérogation pour le bio possible), les rassemblements et mouvements d’animaux interdits et la biosécurité à respecter.

Cette crise permet à certains acteurs de l’interprofession de remettre en cause l’élevage de plein air à cette période pour les palmipèdes voire toutes volailles et conditionner la mise en place de ces élevages à la possibilité de claustrer. Or, le communiqué de presse de la Confédération paysanne et du Modef du 10/02 précise que : ”Une telle décision […] est incompréhensible : elle est inefficace d’un point de vue sanitaire, puisque de l’avis même de l’ANSES, voir un oiseau sauvage se poser sur un parcours est extrêmement rare. De plus, les éleveurs et les éleveuses seraient contraints à de lourds investissements pour mettre en place des bâtiments sans que ceux-ci ne prouvent leur efficacité. Cela constituerait aussi une tromperie pour le consommateur qui pensait manger des produits issus de canards ou de volailles « élevés en plein air » et donc de qualité supérieure alors que les animaux auraient évolué dans des bâtiments fermés. Enfin, claustrer des animaux, n’est pas sans répercussion sur le bien-être animal mais aussi sur la qualité du produit proposé”.

La Fnab ne s’est pas encore emparée du sujet mais soutient les démarches de la Confédération paysanne sur ce point.