Elevage

Une filière Elevage poussée par les conversions en lait bio

Fortement ancrée en Normandie, la filière Elevage enregistre sur le plan national une forte progression du nombre d’exploitations et des surfaces en conversion. Les opérateurs économiques sont à la recherche de nouveaux produits. Nous vous invitons  à explorer ces nouvelles perspectives…

La filière Lait et les chiffres clefs

Cartographie des producteurs bio en élevage

cartenormandie

>> Cliquez sur la carte


Les échanges entre producteurs

Face aux aléas climatiques, à la fluctuation des prix des aliments du bétail, aux difficultés de valorisation des cultures fourragères dans les systèmes de grandes cultures biologiques, il est primordial de conforter l’autonomie des fermes bio. Les échanges directs et de proximité entre polyculteurs et éleveurs bio au sein des territoires renforcent leur autonomie respective : par un gain agronomique et économique pour le polyculteur, par la sécurisation de ses besoins en fourrages et amélioration de la qualité des rations pour l’éleveur.
Le réseau bio normand a mis en place une bourse d’échange numérique afin de simplifier ces échanges directs entre agriculteurs.

Bourse d’échange numérique >> réservée aux adhérents
Pour aller + loin >> Télécharger la brochure « Des échanges pour cultiver l’autonomie des fermes bio »
Téléchargez

Opportunités économiques et modalités d’accès de la filière Lait

Le Lait Bio en Haute Normandie

En 2011, la filière du lait bio correspondait à 1,4% de la collecte nationale. En 2012, on enregistre une progression de 62% par rapport à 2010.
La consommation de lait bio augmente de plus en plus et celui-ci offre de nombreuses possibilités de transformation. Pour optimiser la satisfaction du consommateur, le lait bio est soumis à de nombreuses réglementations.

Une quantité de lait bio encore trop faible en France.
La filière lait bio en France n’est pas encore suffisamment développée par rapport à nos voisins européens. L’Allemagne est le pays qui a le plus développé son marché, avec un marché qui a triplé en 11 ans. C’est également le pays en tête de la production de lait bio en Europe. Au Danemark, la consommation de lait bio représente environ 30% de la consommation nationale. La France n’arrive qu’en cinquième position des pays collecteurs de lait bio derrière l’Allemagne, le Royaume- unis, le Danemark et la Suisse.
On remarque cependant que la tendance est positive depuis une dizaine d’années, le marché des produits biologiques a progressé d’environ 10% et en 2012, 1,9% du lait collecté était bio. En France, la production laitière bio a évolué de 41,1% depuis 2008.

Aujourd’hui la demande en lait bio n’est plus satisfaite en Normandie. Lactalis et Danone intensifient leur collecte dans le pays de Bray mais s’investissent peu en dehors de cette zone.
Historiquement présent en Pays d’Ouche (Sud Eure), Biolait étend progressivement sa collecte sur les zones délaissées par les autres collecteurs.

Pour aller + loin >> Télécharger la fiche Filière « Collecte du Lait Bio en Haute Normandie » 
Téléchargez

La Filière ovine, caprine/équine

En cours de construction.

La construction du prix du lait Bio et les évolutions des cours

Le prix payé aux producteurs bio est soit un prix bio (Biolait), soit il est composé d’un prix de base, d’une prime bio voire d’un complément de primes bio. C’est la construction la plus fréquente encore pratiquée par les laiteries privées et les coopératives ayant une activité en bio et en conventionnel.

Dans certains cas, la composition du prix est plus complexe avec des primes « bien être animal », « herbes et fourrages » (actuellement ces deux primes ne sont pas conditionnées à un cahier des charges, ce qui pourrait évoluer) et des ajustements conjoncturels basés sur le calcul du coût de production du lait bio réalisé par l’Institut de l’élevage. C’est le cas de Danone en Normandie.

Selon une enquête réalisé sur 19 laiteries différentes par la Fédération Nationale des Agriculteurs Bio, le prix bio moyen annuel 2014 (qualité 38 g MG, 32 g MP) hors primes qualités est de 451€/1000 litres, le prix le plus bas est de 424 € et le prix le plus haut de 480 €. Les prix relevés ne sont pas pondérés par les volumes mensuels de lait bio collectés par chacune des laiteries.

Le prix du lait conventionnel est influencé par l’augmentation des volumes produits en Nouvelles Zélande (+9,5% en 2014) et en Europe (+4,5 %). La production bio de la Nouvelle Zélande est proche de zéro et l’on craint une pénurie de lait bio à moyen terme en Europe. Les prix du lait bio des pays dont le prix bio est déconnecté du prix du lait conventionnel sont élevés et une baisse de ceux-ci n’est pas d’actualité.


Transformer à la ferme

A rédiger


La lettre filière nationale

Miniature lettre arboVous avez besoin d’une information régulière, claire et directement mobilisable pour piloter votre exploitation? Abonnez-vous aux lettres professionnelles filière du réseau national.

Consultez les archives des lettres filières

Je m’abonne

 

La filière Viande et les chiffres clefs

cartenormandieCartographie des producteurs bio en élevage

>> Cliquez sur la carte

 


Les échanges entre producteurs

Face aux aléas climatiques, à la fluctuation des prix des aliments du bétail, aux difficultés de valorisation des cultures fourragères dans les systèmes de grandes cultures biologiques, il est primordial de conforter l’autonomie des fermes bio. Les échanges directs et de proximité entre polyculteurs et éleveurs bio au sein des territoires renforcent leur autonomie respective : par un gain agronomique et économique pour le polyculteur, par la sécurisation de ses besoins en fourrages et amélioration de la qualité des rations pour l’éleveur.
Le réseau bio normand a mis en place une bourse d’échange numérique afin de simplifier ces échanges directs entre agriculteurs.

Bourse d’échange numérique >> réservée aux adhérents
Pour aller + loin >> Télécharger la brochure « Des échanges pour cultiver l’autonomie des fermes bio »
Téléchargez

Opportunités économiques et modalités d’accès de la Filière Viande

A l’heure actuelle, la filière est organisée pour valoriser les bovins laitiers ou allaitants, les veaux sous la mère, les agneaux, les porcs et les volailles. Plus de la moitié de la production normande est valorisée par le biais d’UNEBIO, via son actionnaire régional Normandie Viande Bio, auprès des magasins spécialisés bio, des GMS, des boucheries, des grossistes et de la restauration collective. Le reste de la production se partage entre quelques opérateurs privés achetant des bovins bio en complément de gammes standards, et la vente directe aux consommateurs.
Pour répondre à la demande croissante, la filière viande bio recherche de nouveaux éleveurs bio dans la région, dans toutes les productions.

La Filière Bovin Viande Bio

Depuis 2010, le cheptel bovin viande bio a presque doublé en Normandie. Cette forte progression s’explique par la détérioration du prix du lait conventionnel qui a poussé de nombreux éleveurs à reconvertir leur cheptel laitier en allaitant, et par l’arrêt de la prime à l’herbe et les incertitudes concernant les MAEC. Le marché est toujours en demande de volumes notamment en fin d’hiver où les sorties sont moins importantes. Les gros bovins collectés en bio sont :

  • Les vaches et génisses
  • Les bœufs
  • Les taurillons sous réserve de l’accord du responsable de secteur

Il n’existe pas encore de marché identifié pour les broutards biologiques. Cependant, plusieurs projets d’élevages engraisseurs en bio sont en cours de construction et des achats au cas par cas sont possibles par des négociants ou des éleveurs engraisseurs.

Pour aller + loin >> Télécharger la fiche « Bovins Allaitants en Normandie »

La Filière Veaux sous la mère Bio

UNEBIO assure la valorisation de veaux sous la mère en bio. Ils recherchent des veaux de 5/6 mois à la viande rosé clair. La taille de cette filière est modeste pour le moment. Tout nouveau projet doit donc être validé par UNEBIO.

La Filière Ovin Viande Bio

La filière ovin viande bio se développe peu en Normandie ces dernières années. Pourtant la filière est en recherche de volumes supplémentaires pour satisfaire la demande. Les approvisionnements du 1er trimestre et de la période pascale sont souvent insuffisants, de nouveaux éleveurs d’ovins bio, en capacité de finir des agneaux à cette période, seront les bienvenus. Jusqu’à aujourd’hui le seul collecteur en Normandie était Normandie Viande Bio / UNEBIO. Depuis peu, Capseine/ovin 27 a aussi monté une filière de valorisation des agneaux biologiques et cherche des éleveurs pour lancer la production.

La Filière Porc Bio

Après quelques années en limite de surproduction, le marché du porc bio est aujourd’hui en croissance. L’offre peine à satisfaire la demande, les opérateurs de la filière cherchent de nouveaux élevages que ce soit une création d’atelier ou une conversion en bio d’un atelier existant. Les sorties élevage en porcs charcutiers bio déclarées par les organisations économiques de producteurs seraient en légère progression en 2014 par rapport à 2013 (+0,8 %). Les abattages filières et vente directe affichent la même tendance.

Pour aller + loin >> Télécharger la fiche Filière « Porcs Bio en Normandie »
Téléchargez

La Filière Volaille de Chair et Poules Pondeuses

En raison du niveau réduit de l’offre en poulets de chair et de la demande toujours croissante des consommateurs, le marché est au beau fixe.
Jusqu’alors peu présentes, des filières longues commencent à se structurer en Normandie et les opérateurs économiques sont à la recherche de producteurs potentiels. La demande en volailles pour de la vente directe est également importante et les projets de création d’ateliers nombreux.

La production de poules pondeuses biologiques est dynamique dans la région. La tendance générale reste à l’augmentation tant au niveau du nombre d’exploitations (+58%) que de la taille du cheptel (+13%) entre 2012 et 2013. Cela s’explique avant tout par l’augmentation du nombre de projets dans la région, projets de conversion d’ateliers ou de mise en place de nouveaux ateliers.
La production de poules pondeuses biologique se développe au niveau des filières longues, ainsi qu’en vente directe. Cependant la baisse du prix de l’œuf en 2014 présage un ralentissement de la dynamique en filière longue.

Pour aller + loin >> Télécharger la fiche Filière « Volailles et Poules Pondeuses Bio en Normandie »
Téléchargez


Fermoscopies

dumortier-edgar-en-portraitEdgar DUMORTIER, polyculteur et éleveur bovin lait

“Avant de passer en bio, je disposais d’une petite surface fourragère. Les cultures de vente me permettaient d’acheter les compléments pour les rations. La réussite d’une année dépendait d’une part de la vente des céréales et d’autres part de l’achat des compléments au prix le plus bas possible. Le passage à l’agriculture biologique m’a amené à revoir mon système dans sa globalité me permettant d’atteindre une autonomie alimentaire et financière. Aujourd’hui, les cultures de vente représentent 20 ha de la ferme et ont le role de tampon dans le système. La valeur ajoutée de la ferme a également augmenté. Cela a permis l’embauche sur l’exploitation. Notre qualité de vie et de travail s’est améliorée!”

Voir la fiche

 


mgrenierMathieu GRENIER, polyculteur et éleveur bovin lait

“Avant d’être agriculteurs, nous étions déjà sensibles à l’agriculture biologique. Motivés par les thématiques écologiques, la protection de l’environnement et surtout les enjeux liées à la santé et aux dangers que représentent les pesticides, il nous a fallu nous affranchir des peurs liées à la baisse des rendements ou à celle d’être marginalisés. Finalement la bio ce n’est plus être à l’écart mais plutôt essayer de nouvelles pratiques, innover et cela est motivant.”

Voir la fiche

portrait_duhamelPatrice DUHAMEL, polyculteur et éleveur bovin viande

« En tant que chef d’exploitation, je n’étais pas forcement favorable au projet. J’avais peur de ne pas pouvoir lutter contre les limaces (les parcelles étaient en non labour avant le passage en bio) et les adventices. Aujourd’hui la partie de l’exploitation qui est en bio fonctionne comme un système à part entière permettant de réaliser les mêmes résultats économiques qu’auparavant. »

 

Voir la fiche

 _R7B7119 copieDavid LEGER, polyculteur, éleveur bovin viande et poules pondeuses

« Dès mon installation, j’étais convaincu par le mode de production biologique. Au-delà de l’aspect
environnemental et sanitaire, c’était pour moi le moyen de valoriser une petite structure. La vente
directe de viande en caissette étant relativement développée même chez les conventionnels, le passage en bio ainsi que le choix d’une race rustique, l’Aubrac, m’ont apporté une véritable plus-value ainsi que la reconnaissance des consommateurs. »

Voir la fiche


odile-et-philippe-dorchies-090915-12Odile et Philippe DORCHIES, polyculteurs et éleveurs de porcs et volailles

« Le travail que nous faisions avant la conversion ne correspondait plus à l’idée que nous avions au départ quand nous nous sommes installés. Nous avions l’impression d’appliquer des recettes au lieu de nous baser sur nos observations personnelles et de prendre en compte des éléments essentiels tels que la structure du sol. De plus nous prenions conscience des risques que nous prenions pour notre santé lorsqu’il fallait traiter les cultures. Notre réflexion a débuté ainsi, aidée par le suivi de tours de plaine et de groupes de producteurs bio, malgré le bon fonctionnement de
notre système. Aujourd’hui, nous sommes redevenus paysans et avons cessé d’être exploitants. Si nous nous sentions en marge de la société dans les années 2000, cette sensation a disparu grâce aux contacts que nous avons développés avec les consommateurs. Nous apprenons tous les jours, cela redonne du piment à notre métier. »

Voir la fiche

Ludovic Hervieux, polyculteur et éleveur ovin

hervieu “Malgré mon envie de m’installer en bio, j’ai préféré commencer avec les outils et techniques de la ferme que j’ai reprise pour m’assurer de la stabilité du projet. J’ai ensuite converti progressivement ma ferme. Je ne souhaitais plus utiliser de produits phytosanitaires et je voyais que cela fonctionnait sans. Passer en bio a été un nouvel élan pour l’exploitation ainsi que pour me métier d’agriculteur. Produire en bio, c’est réalisable techniquement et économiquement. Cela m’a également permis d’embaucher une personne tout en maintenant mon revenu”

Voir la fiche

Les principes de production

Les productions animales biologiques doivent se conformer aux besoins spécifiques des différentes espèces animales et tenir compte des deux grands principes en bio: le lien au sol et le respect du bien-être animal. Les animaux, nourris avec des aliments naturels, sains et variés, sont eux-mêmes source de fumure organique permettant le maintien de la fertilité des sols. L’efficacité économique de l’élevage reposera très fortement sur ses possibilités d’autonomie alimentaire.


Le lien au sol

La production hors sol est interdite en agriculture biologique. En particulier, l’éleveur doit garantir un double lien au sol au niveau de :

  • l’alimentation des animaux  en se procurant principalement des aliments provenant de l’exploitation elle-même ou d’autres exploitations biologiques de la même région,
  • la gestion des effluents qui doivent être épandus sur les terres agricoles biologiques de l’exploitation ou, à défaut, sur celles d’un autre opérateur bio de la région, après accord de coopération.

Le respect du bien-être animal et la prévention

En élevage biologique, la santé des animaux est axée principalement sur la prévention, avec des méthodes et conditions d’élevage privilégiant le bien-être animal et stimulant les défenses naturelles.

  • Les souches et races choisies sont les plus adaptées et les plus résistantes possibles, de préférence indigènes ou locales.
  • En cas de problème sanitaire, homéopathie et phytothérapie sont utilisées en priorité.
  • Afin de limiter au maximum la souffrance des animaux, en cas de besoin, à titre exclusivement curatif, les médicaments vétérinaires sont utilisables, sans perte de la certification biologique à condition de.

Pour aller + loin >> Télécharger les fiches Elevage de la FRAB Bretagne

Conçue pour une appropriation et une utilisation autonome par les producteurs, OBSALIM® est une méthode de diagnostic et de réglage alimentaire fondée sur l’observation des ruminants. Le principe est de décrypter les signes physiologiques que montre l’animal d’élevage pour connaître son état nutritionnel et ses besoins. L’objectif est de corriger/améliorer les rations alimentaires pour conduire un troupeau dans la rentabilité, sans pathologies. L’observation des différents signes et surtout leurs interprétations restent délicates. Le réseau bio et ses partenaires proposent des formations pour une bonne maîtrise de cette méthode.

Pour aller + loin >> les formations des Défis Ruraux

L’autonomie alimentaire

L’autonomie alimentaire a pour objectif d’optimiser le fonctionnement de la ferme à long terme en prenant en compte les éléments structurels et le contexte pédoclimatique qui lui sont imposés. Dans la plupart des cas, cela permet d’obtenir de meilleurs résultats économiques et une moindre dépendance vis-à-vis des fournisseurs extérieurs. L’autoproduction apporte aussi plus de cohérence par rapport à la réglementation relative à l’agriculture biologique (lien au sol, nature et origine des aliments…).

Être autonome pour nourrir le troupeau c’est :

  • produire des fourrages et des concentrés à associer judicieusement pour des rations équilibrées et appétentes,
  • adapter le nombre d’animaux au potentiel du sol en recherchant le chargement idéal,
  • être performant techniquement autant sur la gestion de l’herbe que sur le rationnement ou les itinéraires culturaux.

 

Pour aller + loin >> Télécharger la fiche du GABNOR l’autonomie alimentaire en élevage Biologique

La gestion des prairies

L’herbe pâturée est le fourrage le moins coûteux pour alimenter les herbivores. Elle répond aux attentes des consommateurs soucieux de la qualité et de la proximité des produits et améliore la biodiversité et les conditions de travail de l’éleveur. Une bonne gestion du parcellaire permettra d’optimiser la production d’herbe et d’améliorer l’état sanitaire du troupeau. Mais l’utilisation efficace de l’herbe requiert de l’observation et une méthode rigoureuse pour aider à la décision.

Pour aller + loin >> Télécharger les fiches Elevage de la FRAB Bretagne

Comparatif des systèmes de production bio/non bio

Le réseau bio normand réalise, chaque année, une analyse comparative des résultats technico-économiques de deux systèmes bovins laitiers-type:
– Agriculture Biologique (AB)
– Conventionnel avec plus de 30% de maïs dans la SFP (Maïs)
Les données sont issues des fermes suivies par les Réseaux d’Élevage et les Chambres d’Agriculture de Normandie pour la campagne 2012-2013.

L’étude conclut que “dans un contexte global d’incertitudes, le système Agriculture Biologique semble tirer son épingle du jeu avec une faible dépendance aux intrants, un niveau de subventions comparables aux autres systèmes et une bonne capacité à rémunérer la main d’œuvre.”
En outre, dans les projections à court et moyen terme, le modèle Agriculture Biologique semble plus résilient grâce à un marché porteur et des subventions en hausse.

Pour aller + loin >> Télécharger la Fiche « Comparatif des systèmes de production »

 

La lettre technique régionale

panse beteUne lettre technique trimestrielle vous tient informer de l’actualité de l’Elevage bio en Normandie. Vous pourrez y lire des conseils techniques avisés, des témoignages et des suggestions de notre équipe de conseillers faites à partir d’observations de terrain.

Contactez votre conseiller bio

 

Références techniques, économiques et sociales

Les fermes laitières biologiques bas-normandes

Des systèmes diversifiés en évolution
Ce livret présente une étude des résultats technico-économiques des systèmes laitiers bio bas-normands démarrée en 2013. La publication comprend un « focus conversion ». A partir de la trajectoire de 7 exploitations laitières en conversion vers l’agriculture biologique en 2011 et 2012, elle identifie les étapes clés d’une conversion réussie en s’appuyant notamment sur les témoignages des éleveurs ayant terminé leur conversion bio récemment.

Consultez l’étude Demander un exemplaire

Les grandes lignes règlementaires

Conversion et origine des animaux

Les pâturages, parcours et aires d’exercices extérieures sont soumis à une conversion de 2 ans, qui peut être réduite sous certaines conditions. La durée de conversion des animaux est variable selon les espèces de 6 semaines à 12 mois. Elle s’applique à partir du moment où la surface de l’exploitation destinée au pâturage ou à l’alimentation de ces animaux est elle-même certifiée en agriculture biologique.

Une conversion simultanée en 2 ans des animaux et des surfaces est également possible. Cette conversion simultanée permet de :

  • faire consommer à ces animaux les aliments auto-produits sans avoir à respecter les pourcentages maximaux d’aliments en conversion
  • ne pas appliquer la règle des 2/3 de la vie avant commercialisation en bio des bovins

Les animaux bio doivent naitre et être élevés en bio, mais il est possible d’acheter des animaux conventionnels si des animaux bio ne sont pas disponibles. Cela n’est possible qu’à des fins de reproduction (pas d’engraissement en bio d’animaux conventionnels).

La mixité de production bio/non bio est interdite sur les mêmes espèces. Pour des espèces différentes, la mixité est possible à condition de bien séparer les unités.

Alimentation

L’alimentation des animaux bio répond à trois grands principes :

  • bio : à 100% pour les herbivores, 95% pour les monogastriques. Il est possible d’utiliser des aliments en deuxième année de conversion (30% en achat extérieur, 100% en autoproduction), voire des fourrages autoproduits en première année de conversion (20% max).
  • adaptée à l’animal : 60% minimum de fourrages grossiers pour les herbivores, lait naturel pour les jeunes.
  • produite principalement sur la ferme, ou, si cela n’est pas possible, dans la région ou, à défaut, des régions proches.

Bien-être animal

Les densités sont limitées, que ce soit dans les bâtiments ou sur les parcours. Les bâtiments sont adaptés aux animaux. Pas de cages et en principe pas d’attache.

L’accès au plein air, aux pâturages pour les herbivores, est obligatoire lorsque les conditions météo le permettent.

La reproduction recourt de préférence à des méthodes naturelles. Toutefois, l’insémination artificielle est autorisée. Pas de traitements à base d’hormones. Clonage et transfert d’embryons interdits.

Seules un petit nombre de mutilations sont autorisées. Elles doivent être faites à l’âge approprié, sous certaines conditions.

Santé animale

La prévention limite les principaux risques sanitaires. La vaccination est également autorisée en bio. En cas de maladie, l’élevage bio donne une priorité claire aux traitements homéopathiques et phytothérapiques. Les traitements allopathiques chimiques ne sont possibles qu’en curatif et leur nombre est limité (de 1 à 3 par an selon la durée de vie de l’animal, hors traitements obligatoires et vaccins). Seuls les antiparasitaires ne sont pas limités en nombre. Le délai d’attente légal entre un traitement allopathique et la vente des produits est doublé, et il est de 48H minimum.

Effluents

Le chargement global doit être tel que la quantité d’effluents ne dépasse pas 170 kg d’N/ha/an (surface épandable). Les effluents excédentaires doivent être contractualisés avec une autre exploitation pour être épandus sur des surfaces bio.

Pour aller + loin >> consultez les fiches réglementation en productions animales

Voir les fiches